Revoir l’utilisation du fonds des générations
Contexte
Le 10 mars 2020, le ministre des Finances du Québec Eric Girard déposait le budget 2020- 2021 de son gouvernement, atteignant l’équilibre budgétaire. Dès les premières pages du budget, il était annoncé que le Québec était en voir d’atteindre ses objectifs de réduction de la dette, comme précisé dans la Loi sur la réduction de la dette et instituant le Fonds des générations.
Dans la même veine, le budget suggérait qu’il était « temps d’amorcer une réflexion quant à la poursuite de la réduction de la dette », notamment dans la perspective d’une équité intergénérationnelle qui peut être atteinte par la réduction du poids de la dette, mais aussi par la hausse du potentiel économique du Québec, l’accroissement du pouvoir d’achat des familles, les investissements en éducation et la réduction des GES.
Or, trois jours après le dépôt du budget, le premier ministre François Legault déclarait l’état d’urgence sanitaire afin de répondre à la pandémie de COVID-19, plongeant le Québec dans une récession auto-imposée d’une durée indéterminée. Huit mois plus tard, dans le cadre d’une mise à jour budgétaire, le ministre Girard annonçait un déficit prévu de 15 milliards de dollars avant utilisation de la réserve de stabilisation pour l’année 2020-2021.
Le présent document se veut un sommaire d’un rapport-synthèse produit par Force Jeunesse sur les finances publiques du Québec qui s’inscrit au cœur de cette situation économique paradoxale. Structurellement, les finances du Québec ont rarement été en aussi bonne posture. Toutefois, d’un point de vue conjoncturel, le Québec – et le monde – fait face à une récession sans précédent et ses perspectives économiques à court terme sont, au mieux, incertaines. Dans ce contexte, il convient de se demander quelle est la meilleure stratégie de de gestion de la dette pour le Québec, dans une perspective d’équité intergénérationnelle.
Méthodologie
Le présent rapport présente une synthèse des propos des 13 intervenantes et intervenants experts en finances publiques suivants, rencontrés dans le cadre d’entrevues individuelles :
Olivier Jacques, politologue et Fellow postdoctoral Skelton-Clark à l’Université Queen’s;
Geneviève Tellier, professeure titulaire à la Faculté des sciences sociales de l’Université d’Ottawa;
Pierre Fortin, économiste et professeur émérite au Département des sciences économiques de l’UQAM;
Pierre-Carl Michaud, professeur titulaire au Département d’économie appliqué de HEC Montréal et Titulaire de la Chaire de recherche sur les enjeux économiques intergénérationnels;
Luc Godbout, Suzie St-Cerny et Yves St-Maurice, respectivement Titulaire, professionnelle de recherche et consultant de la Chaire en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke (CFFP);
Miguel Ouellette, directeur des opérations et économiste à l’Institut économique de Montréal (IEDM);
Norma Kozhaya, Vice-présidente – Recherche et économiste en chef du Conseil du patronat du Québec (CPQ);
Philippe Hurteau, politologue et chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS);
François Bélanger, économiste à la Confédération des syndicats nationaux (CSN);
Pierre-Guy Sylvestre, économiste au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP);
Philippe Noël, directeur principal, Affaires publiques et économiques à la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ);
Marcelin Joanis, professeur titulaire au Département de mathématiques et de génie industriel de Polytechnique Montréal;
Pier-André Bouchard St-Amant, professeur de finances publiques à l’École nationale d’administration publique (ENAP);
Pour connaître le détail de ce Rapport sur l’équité intergénérationnelle, les finances publiques et le Fonds des générations, consultez le dossier en cliquant sur les boutons ci-dessous.
Rédaction : Matis Allali, en collaboration avec Simon Telles, Gabrielle Morneau El-Hajal et Éliane Racine.