Mémoire : les effets de la pandémie sur la santé mentale

Force Jeunesse tient à déposer un mémoire dans le cadre de l’élaboration du plan d’action interministériel en santé mentale. Plus particulièrement, nous formulerons des recommandations qui toucheront principalement le thème du télétravail et la santé mentale en contexte de pandémie dans le cadre des consultations publiques.

Dans un premier temps, lors des consultations et audiences publiques pour le projet de loi 59 visant la modernisation des lois en santé et sécurité du travail, Force Jeunesse a déposé un mémoire comportant plusieurs recommandations pour améliorer la santé psychologique ainsi que l’encadrement du télétravail. Dans le cadre de ce mémoire, nous reprendrons essentiellement l’argumentaire ainsi que certaines des recommandations déjà formulées. Également, nous inciterons sur l’importance de mettre en place un cadre législatif en plus d’élaborer des directives pour le plan d’action afin d’assurer l’amélioration de la santé psychologique dans les milieux de travail du Québec.

Dans un deuxième temps, Force Jeunesse ne peut que constater l’augmentation des préoccupations pour la santé mentale auprès de diverses organisations représentant les jeunes au Québec. On peut penser, notamment, aux associations étudiantes, aux regroupements de jeunes entrepreneurs et entrepreneures, aux comités jeunes des organisations syndicales ou encore dans les regroupements professionnels et communautaires. À la lumière de ces préoccupations, partagées par de nombreux jeunes, nous croyons qu’il serait préférable de favoriser une approche globale, en créant notamment, un programme d’accès universel aux soins de psychothérapie, plutôt que de multiplier le nombre d’initiatives visant des sous-groupes spécifiques de la population.

Sommaire des recommandations

Recommandation 1 : Inclure l’intégrité psychique dans l’article 9 de la LSST.

Recommandation 2 : Arrimer les mécanismes d’indemnisation en matière de santé psychologique au travail avec les mécanismes de prévention.

Recommandation 3 : Inclure, à l’article 348.4, un psychologue du travail et des organisations dans la composition du comité scientifique ce qui permettait d’assurer un suivi des problèmes de santé mentale au travail et d’ajuster, au besoin, la liste des maladies professionnelles reconnues.

Recommandation 4 : Introduire dans la LSST l’obligation pour les organisations de mettre en place une politique d’encadrement du télétravail incluant entre autres les modalités quant à la conception et l’aménagement du poste de travail, l’accès au lieu de travail pour des évaluations de l’employeur ainsi que l’horaire et la répartition du travail.

Recommandation 5 : Que le gouvernement du Québec préconise l’utilisation d’une approche règlementaire au lieu de recourir à une approche basée sur le volontarisme des organisations pour l’élaboration et la mise en place de mécanismes de préventions au travail.

Recommandation 6 : Impliquer les jeunes dans l’élaboration et l’implantation du plan d’action interministériel en santé mentale.

Recommandation 7 : Impliquer les jeunes travailleurs et travailleuses dans l’élaboration et l’implantation des mécanismes de prévention en matière de santé psychologique au travail.

Recommandation 8 : Que le gouvernement du Québec offre une couverture universelle des soins de psychothérapie afin d’éviter un accès inéquitable à ces soins de santé essentiels à l’ensemble de la population.

Pour connaître le détail de nos recommandations, consultez le mémoire complet en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Comité de rédaction : Éliane Racine en collaboration avec Simon Telles et Gabrielle Morneau El-Hajal.

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